
Le Protocole additionnel à la Convention sur les droits de lhomme et la biomédecine portant interdiction du clonage dêtres humains est le premier et le seul texte juridique international contraignant élaboré dans ce domaine.
Réagissant à la réussite du clonage de mammifères en particulier par la division embryonnaire et par le transfert de noyau, le Conseil de l'Europe a voulu empêcher toute dérive ultérieure, consistant à appliquer à lhomme cette possibilité technique.
Larticle 1 du Protocole interdit « toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain vivant ou mort ».
Larticle 2 exclut toute dérogation à cette interdiction (par exemple, pour des raisons de sûreté publique, de prévention des infractions pénales, de protection de la santé publique ou de protection des droits et libertés dautrui).
Ces interdits absolus se fondent sur la nécessité de protéger lidentité de lêtre humain , de préserver le caractère aléatoire de sa combinaison génétique naturelle qui lui confère sa liberté et son caractère unique, et dempêcher son instrumentalisation.
Le champ dapplication du Protocole est exclusivement celui du clonage dêtres humains. Il na donc pas pour objet de se prononcer sur lacceptabilité éthique du clonage des cellules et des tissus à des fins de recherche et pour lapplication en médecine, domaine dans lequel ces techniques peuvent savérer être de précieux outils.
Enfin, le Protocole laisse au droit interne des Etats le soin de préciser la portée de lexpression « être humain ».
Avec la Convention (STE no. 164) dont il complète certaines dispositions, ce Protocole consacre des principes essentiels qui sont le fondement éthique du développement de la biologie et la médecine daujourdhui et de demain.